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Quel est le besoin en main-d’œuvre en 2026, et où se situe-t-il ? L’enquête de France Travail y répond par des volumes nationaux, des secteurs et métiers qui recrutent, des difficultés anticipées et des écarts entre territoires. Bien lues, ces données vous aident à anticiper vos propres recrutements, du chantier à l’exploitation agricole.
Combien de recrutements sont prévus en 2026 ?
Pour vous, l’enquête BMO 2026 donne des repères simples. Elle indique combien d’embauches les employeurs envisagent, combien leur semblent difficiles et quelle part reste saisonnière. Ces trois chiffres dessinent les perspectives de l’année.

Le volume national des projets de recrutement
Les employeurs annoncent 2 279 500 projets de recrutement en France pour 2026. Au total, 23,3 % des établissements prévoient au moins une embauche, d’après les résultats de l’enquête BMO publiés par France Travail.
Il s’agit d’intentions, pas d’embauches déjà réalisées. Elles couvrent les créations de postes comme les remplacements, y compris à temps partiel.
Une baisse par rapport à 2025
Les intentions de recrutement baissent de 6,5 % entre 2025 et 2026, selon la publication nationale BMO 2026 de France Travail. Le marché se resserre, sans pour autant s’arrêter.
Les tensions perçues diminuent elles aussi. La part des projets jugés difficiles passe de 50,1 % en 2025 à 43,8 % en 2026, soit un recul de 6,3 points.
Le repli touche tous les secteurs d’activité, mais pas avec la même force. Les intentions chutent de 16,4 % dans la construction et de seulement 2,4 % dans l’industrie.
La place des recrutements saisonniers
Les projets saisonniers représentent 32,2 % des intentions de 2026. France Travail compte donc 1 544 970 projets non saisonniers. Parmi eux, 719 120 projets sont aussi jugés difficiles à pourvoir : ce sont des besoins durables et difficiles à couvrir.
Quels secteurs et métiers recrutent en 2026 ?
Où se concentrent les besoins ? BMO 2026 répond par secteur et par métier, et révèle des pénuries très inégales. Certains secteurs recrutent en masse sur des postes saisonniers. D’autres recrutent moins, mais avec bien plus de difficultés.

Les 12 secteurs concentrant le plus de projets
Trois secteurs dépassent chacun 300 000 projets. Ensuite, les volumes diminuent nettement. Ce qui distingue vraiment les secteurs, c’est le niveau de difficulté et la part de saisonniers :
- Santé et action sociale : dans la santé comme dans le médico-social, 53,8 % des projets sont difficiles et 14,3 % sont saisonniers.
- Hébergement-restauration : 44,3 % des projets sont difficiles et 56,0 % sont saisonniers.
- Construction : 65,2 % des projets sont difficiles et seulement 7,5 % sont saisonniers.
- Agriculture : 39,0 % des projets sont difficiles et 85,6 % sont saisonniers.
L’agriculture est donc le secteur le plus saisonnier. Pour répondre à ces pics d’activité, nous proposons le recrutement d’ouvriers agricoles roumains : ouvriers agricoles et viticoles, mais aussi conducteurs de machines agricoles pour les exploitations françaises.
| Secteur | Projets BMO 2026 |
| Santé humaine et action sociale | 320 590 |
| Hébergement-restauration | 319 010 |
| Services scientifiques, techniques, administratifs et de soutien | 300 580 |
| Agriculture | 193 400 |
| Autres activités de services | 180 060 |
| Commerce de détail | 169 090 |
| Administration publique et enseignement | 148 610 |
| Construction | 139 670 |
| Transports et entreposage | 82 240 |
| Industrie agroalimentaire | 74 530 |
| Information et communication | 62 260 |
| Commerce de gros | 58 420 |
Les métiers qui prévoient le plus d’embauches
Les aides de cuisine et employés polyvalents de restauration arrivent en tête avec 97 320 projets. Viennent ensuite les serveurs (94 060), puis les viticulteurs et arboriculteurs (83 880). Les agriculteurs comptent 82 010 projets et les agents d’entretien de locaux 81 380, selon France Travail.
Les métiers du soin sont aussi parmi les plus difficiles à pourvoir. Les aides à domicile comptent 69 560 projets, dont 62,3 % jugés difficiles. Les aides-soignants en comptent 62 270, dont 56,5 % difficiles. Hors saisonniers, on retrouve 64 600 agents d’entretien et 60 700 aides à domicile. S’y ajoutent 58 690 aides de cuisine et 51 010 aides-soignants.
Les métiers aux recrutements les plus difficiles
Les métiers en tension les plus marqués sont techniques. Les géomètres atteignent 83,3 % de projets difficiles et les métiers de la pierre 82,4 %. Les techniciens en froid et climatisation atteignent 81,2 %, les régleurs 80,6 % et les ouvriers de l’usinage 80,4 %. Dans l’industrie, les chaudronniers-tôliers atteignent 77,6 % et les techniciens de maintenance 74,1 %. Les médecins (78,7 %) et les carrossiers (78,5 %) sont aussi touchés.
Le bâtiment est particulièrement concerné. Les couvreurs comptent 9 070 projets, dont 79,6 % difficiles, et les charpentiers 6 360, dont 74,7 %. Les maçons qualifiés comptent 14 710 projets (70,4 %) et les plombiers-chauffagistes 11 080 (67,5 %). C’est pourquoi notre service de recrutement d’ouvriers du BTP en Roumanie présélectionne des charpentiers, des maçons et des plombiers pour les chantiers français.
Que révèle BMO 2026 selon le territoire ?
Un chiffre national ne dit rien de votre bassin. Les résultats de l’enquête varient fortement d’une région à l’autre, et même au sein d’un même département. Le marché du travail de chaque territoire suit sa propre logique.

Les écarts entre régions
Les cinq premières régions ne présentent pas les mêmes difficultés :
- Île-de-France : 388 810 projets, dont 35,6 % difficiles.
- Auvergne-Rhône-Alpes et Nouvelle-Aquitaine : 255 410 projets (47,8 %) et 248 800 projets (49,8 %).
- Provence-Alpes-Côte d’Azur et Occitanie : 214 180 projets (38,3 %) et 200 470 projets (40,7 %).
Ailleurs en métropole, le Grand Est compte 162 940 projets et les Pays de la Loire 154 890. Les Hauts-de-France en comptent 151 280, la Bretagne 131 550 et la Normandie 100 690. Viennent ensuite la Bourgogne-Franche-Comté (85 690), le Centre-Val de Loire (81 330) et la Corse (23 130). En outre-mer, La Réunion compte 33 880 projets, la Guadeloupe 13 590, la Martinique 12 700 et la Guyane 6 590. Mayotte compte 8 120 projets, dont 56,8 % difficiles.
Les besoins visibles à l’échelle départementale
La Sarthe compte 19 010 projets, dont 45,7 % difficiles et 27,1 % saisonniers. Les métiers varient beaucoup au sein du département. Les 90 projets de couvreurs sont tous jugés difficiles. Les infirmiers et sages-femmes comptent 430 projets, dont 95,3 % difficiles.
Le Tarn-et-Garonne va à contre-courant avec 10 640 projets, soit 4,5 % de plus que l’année précédente. Dans ce département, 71 % des intentions viennent d’établissements de moins de 50 salariés.
Une lecture plus précise par bassin d’emploi
France Travail découpe BMO 2026 en 406 bassins d’emploi. Chaque bassin couvre le territoire d’une ou de plusieurs agences. Paris T1 compte 118 870 projets et Toulouse 41 210. Bordeaux en compte 41 170, Nantes 33 500 et Lille 29 730.
Le requêteur permet de croiser bassin, métier et secteur. Toulouse compte 40,6 % de projets difficiles sur 41 210 projets. Montauban, son voisin, en compte 43,8 % sur 6 030 projets.
Comment utiliser BMO pour anticiper ses recrutements ?
Comment transformer ces données en décisions ? Il faut d’abord savoir ce que l’enquête BMO 2026 mesure. Il faut ensuite choisir les bons indicateurs. Vous pourrez alors relier ce diagnostic à une solution concrète pour vos entreprises.
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Le périmètre des résultats de l’enquête
L’enquête a été réalisée d’octobre à décembre 2025. Elle couvre les 13 régions métropolitaines et les cinq départements d’outre-mer. Elle porte sur les intentions des établissements pour l’année suivante.
- Champ couvert : environ 2,2 millions d’établissements, dont près de 1,8 million interrogés.
- Réponses exploitées : plus de 416 000 réponses, redressées pour représenter l’ensemble du champ.
- Exclusions : les administrations de l’État et certaines entreprises publiques ne font pas partie de l’enquête.
BMO 2026 distingue 217 métiers issus des familles professionnelles FAP 2021. Cette nomenclature fait le lien entre les PCS de l’Insee et le ROME de France Travail.
Les indicateurs utiles et leurs limites
Pour évaluer un besoin local, croisez trois données pour un même métier : le volume de projets, la part de recrutements difficiles et la part de saisonniers. Ces données sont disponibles jusqu’au bassin d’emploi.
Le taux de difficulté reflète seulement une anticipation des employeurs. Il ne compte ni les postes restés vacants ni les candidats disponibles. L’indicateur de tension de la Dares est différent : il combine plusieurs dimensions du marché.
BMO ne mesure pas la nationalité des candidats. Ses résultats ne prouvent donc pas, à eux seuls, un besoin de travailleurs roumains. France Travail utilise ces données pour orienter les demandeurs d’emploi vers les compétences recherchées et adapter le financement de la formation.
Du besoin identifié à la mission temporaire
Une fois votre besoin identifié, Europe-interim présélectionne les candidats. Notre recrutement en logistique depuis la Roumanie couvre les préparateurs de commandes et les manutentionnaires. Le recrutement de conducteurs routiers roumains couvre aussi les livreurs. Vous choisissez les profils, puis nous gérons l’administratif et la logistique de la mission.
Un salarié détaché reste employé par une entreprise établie dans un autre État. Ce n’est pas le cas d’un Roumain embauché directement en France. L’intérimaire détaché doit bénéficier des conditions applicables au même poste dans votre entreprise, notamment la rémunération, le temps de travail et les repos. Dans le BTP, la carte d’identification professionnelle doit être demandée avant la mission. Depuis le 1er avril 2024, elle est valable cinq ans et c’est l’entreprise utilisatrice qui la demande.
Foire aux questions
Quels sont les métiers en manque de main-d’œuvre en 2026 ?
Les métiers techniques restent les plus difficiles à pourvoir. Le taux atteint 74,1 % pour les techniciens de maintenance industrielle et 74,0 % pour ceux de l’électricité et de l’électronique. Les mécaniciens de véhicules atteignent 72,3 % et les soudeurs 71,2 %. Les électriciens du bâtiment comptent 11 000 projets, dont 62,4 % jugés difficiles.
Quels sont les métiers qui vont recruter en 2026 ?
L’animation socioculturelle compte 64 970 projets et les employés de libre-service 59 990. Les cuisiniers comptent 51 720 projets, dont 57,6 % jugés difficiles et 48,1 % saisonniers. Les employés de l’hôtellerie comptent 49 460 projets, dont 74,3 % saisonniers.
Quelles démarches sont obligatoires avant de faire intervenir des travailleurs détachés en France ?
Selon le ministère du Travail, l’employeur étranger doit faire une déclaration préalable via SIPSI et désigner un représentant en France. Des documents de contrôle doivent aussi être disponibles. Une entreprise de travail temporaire étrangère doit fournir une garantie financière. Pour les conducteurs routiers, la déclaration se fait depuis le 2 février 2022 sur le portail européen relié au système IMI.
Combien de temps peut durer le détachement d’un travailleur temporaire en France ?
Au-delà de douze mois, davantage de règles françaises s’appliquent à partir du treizième mois. Une prolongation de six mois est possible sur déclaration motivée. Sous conditions, le formulaire A1 atteste le maintien au régime de sécurité sociale du pays d’origine, qui peut couvrir une durée prévisible de 24 mois au maximum. Selon la Dares, un détachement durait en moyenne 92 jours en 2024, avec une médiane de 41 jours.
Faut-il loger les salariés détachés en France ?
Selon le ministère du Travail, l’entreprise n’a pas d’obligation générale de loger ses salariés détachés. Si elle fournit un hébergement collectif, il faut au moins 6 m² et 15 m³ habitables par personne. Selon une DREETS, ce logement fait l’objet d’une déclaration distincte de la déclaration SIPSI.

