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Vous cherchez une agence de placement en Roumanie pour le secteur de l’agriculture ? Nous vous montrons comment sécuriser chaque étape : le cadre juridique à retenir, la préparation d’une mission, l’hébergement et le transport des saisonniers, puis le coût à prévoir et les vérifications à faire avant de signer. Vous saurez qui est l’employeur, ce que vous devez contrôler et ce que nous prenons en charge.
Quel cadre juridique pour les saisonniers roumains ?
Faire venir des travailleurs roumains sur votre exploitation n’a rien d’improvisé. Trois formules existent, et chacune a ses propres contrats et formalités. Avant tout engagement, une question compte plus que les autres : qui est l’employeur ?

Identifier l’employeur selon la formule proposée
Un citoyen roumain peut travailler en France sans autorisation de travail liée à sa nationalité. Ce droit découle de la libre circulation des travailleurs de l’Union européenne, selon la Commission européenne et Service-Public. La directive 96/71/CE, elle, encadre le détachement de travailleurs : elle ne fonde pas ce droit général. La venue de Roumains en France est donc ouverte, mais le montage change tout.
Si l’agence roumaine se contente de rechercher des candidats, c’est votre exploitation qui signe le contrat de travail : vous devenez l’employeur. Dans l’intérim transnational, l’entreprise de travail temporaire roumaine emploie les salariés et les met à votre disposition. Vous êtes alors l’entreprise utilisatrice, selon le ministère du Travail.
| Formule | Employeur | Rôle de l’exploitation |
| Placement de candidats | L’exploitation française | Signe le contrat et dirige le travail |
| Intérim transnational | L’entreprise de travail temporaire roumaine | Entreprise utilisatrice |
| Prestation de services agricole | L’entreprise roumaine prestataire | Client de la prestation |
Une entreprise roumaine qui réalise une véritable prestation agricole avec ses propres salariés reste leur employeur. Attention toutefois : la simple fourniture de salariés que vous dirigez individuellement peut relever du faux détachement, selon le ministère du Travail. Nous vous aidons à identifier sans ambiguïté la formule adaptée à votre besoin.
Distinguer les contrats et les formalités d’embauche
L’intérim transnational repose sur deux contrats. Le contrat de mission lie l’entreprise de travail temporaire au salarié ; le contrat de mise à disposition la lie à votre exploitation. Selon Service-Public, le contrat de mission écrit est remis au salarié au plus tard dans les 2 jours ouvrables suivant sa mise à disposition.
En embauche directe, vous établissez un CDD saisonnier écrit, transmis au salarié dans les 2 jours ouvrables suivant l’embauche, selon le ministère du Travail, sans déclaration SIPSI. La MSA admet la déclaration préalable à l’embauche au plus tôt 8 jours avant l’embauche, et toujours avant la mise au travail. Le contrat vendanges, lui, est limité à 1 mois, dans la limite de 2 mois par an.
Déclarer le détachement et vérifier la protection sociale
Avant toute intervention en France, l’entreprise étrangère transmet sa déclaration préalable de détachement dans SIPSI (le téléservice dédié). Elle y désigne son représentant sur place et y répercute toute modification ou annulation. Le cadre général du détachement des salariés maintient les règles françaises de rémunération, de temps de travail et de sécurité, selon le ministère du Travail.
Le document portable A1 atteste la sécurité sociale applicable au salarié détaché. Son maintien au régime roumain suppose une durée prévisible ne dépassant en principe pas 24 mois, selon Your Europe et la MSA. Des règles de droit du travail supplémentaires s’ajoutent après 12 mois, ou 18 mois en cas de prolongation motivée déclarée.
Comment préparons-nous une mission agricole ?
Vos récoltes n’attendent pas. Selon France Travail, l’agriculture représente 193 400 projets de recrutement en France en 2026. Parmi eux, 85,6 % sont saisonniers et 39,0 % jugés difficiles. Notre processus de recrutement répond à cette tension : un besoin précis, des profils vérifiés, un dossier complet avant le départ.

Définir les postes et la période de renfort
Nous proposons des ouvriers agricoles et forestiers, des ouvriers viticoles, des mécaniciens et des conducteurs de machines agricoles. Pour un conducteur d’engins, les compétences techniques et les permis requis doivent correspondre exactement au poste. Découvrez notre service de recrutement agricole franco-roumain et les profils disponibles.
Vous précisez les effectifs, les tâches, les lieux et les dates prévisionnelles. Une récolte avance ? Une fenêtre de mobilisation et des modalités de remplacement vous apportent la flexibilité nécessaire. Europe-interim annonce un délai de 1 à 3 semaines pour disposer d’ouvriers agricoles roumains expérimentés.
Sélectionner les candidats et préparer leur accueil
Nous analysons les besoins de votre exploitation, puis sélectionnons des CV ciblés. Le choix final vous revient. Nous évaluons l’expérience de chaque candidat, et la compréhension du français reste un critère prioritaire : les consignes de travail et de sécurité passent mieux. Notre recrutement d’ouvriers agricoles qualifiés vous propose des travailleurs roumains formés pour travailler en France.
À l’arrivée, désignez un responsable chargé de transmettre les consignes dès le premier matin. Anticipez aussi la chaleur : le décret n° 2025-482, entré en vigueur le 1er juillet 2025, concerne également les employeurs agricoles.
Constituer le dossier avant le départ
Le recrutement en Roumanie obéit à la loi roumaine n° 156/2000. L’agence de placement doit être enregistrée auprès de l’inspection territoriale du travail, disposer d’une offre ferme et conclure un contrat de médiation écrit avec le candidat. Cette médiation est gratuite pour le candidat roumain.
Pour les saisonniers, l’offre ferme précise le logement, le trajet aller-retour et l’assurance maladie. Le contrat de travail, rédigé en français et en roumain lorsque ces dispositions s’appliquent, est remis au travailleur avant son départ. Les cabinets de recrutement en Roumanie doivent respecter ces exigences.
L’agence notifie le placement à l’inspection territoriale du travail roumaine au moins 5 jours ouvrables avant le départ. Nous prenons en charge ces démarches administratives, ainsi que la logistique liée à l’affectation des travailleurs de provenance de Roumanie.
Comment loger et transporter les saisonniers ?
Un saisonnier mal logé est un saisonnier qui ne revient pas. L’hébergement collectif des travailleurs agricoles obéit à des normes précises du Code rural. Les respecter protège vos équipes et votre exploitation.

Respecter les normes des chambres et sanitaires
Selon le Code rural, une pièce destinée au sommeil accueille au maximum 6 travailleurs. Les exigences minimales se résument ainsi :
- Surface des chambres : au moins 9 m² pour le premier occupant, puis 7 m² par occupant supplémentaire.
- Literie : les lits superposés sont interdits.
- Séparation : chambres et installations sanitaires distinctes pour les hommes et les femmes.
- Sanitaires : 1 lavabo pour 3 personnes, 1 douche pour 6 personnes et 1 cabinet d’aisances pour 6 personnes.
Prévoir les espaces communs et leur entretien
Le réfectoire mesure au moins 7 m² pour le premier travailleur, puis 2 m² par personne supplémentaire. Cuisine et réfectoire réunis ? Comptez 10 m² pour le premier, puis 2 m² par personne. Le chef d’établissement assure le nettoyage quotidien et le blanchissage des draps au moins tous les 15 jours. Les ordures ménagères sont enlevées 2 fois par semaine, selon le Code rural.
Déclarez l’hébergement collectif au plus tard le 30e jour suivant l’affectation du local, selon le guide MSA et la convention collective nationale de la production agricole. La procédure pratique dépend de votre département.
Organiser les trajets et préciser le loyer
La logistique distingue deux déplacements : le voyage vers la France et les trajets quotidiens entre le logement et les parcelles. Leur organisation tient compte de la capacité d’accueil, des distances et des horaires de travail.
Selon la loi roumaine n° 156/2000, lorsque l’employeur organise le logement, le loyer demandé au saisonnier ne peut dépasser 25 % de sa rémunération nette. S’il prend en charge le trajet aller-retour, il ne peut pas en récupérer le coût auprès du travailleur. Ces règles s’appliquent aux entreprises agricoles comme aux autres employeurs concernés.
Quel coût prévoir et que vérifier avant signature ?
Quels coûts intégrer à votre budget ? Recourir à une agence d’intérim ne vous dispense ni de calculer la rémunération réelle, ni de contrôler votre prestataire.

Calculer la rémunération et les indemnités
Au 1er juin 2026, le SMIC est de 12,31 € brut par heure, selon le ministère du Travail. Cela représente 1 867,02 € brut par mois sur la base de 35 heures hebdomadaires. Les autres éléments à intégrer :
- Minima conventionnels : la convention collective applicable peut fixer des salaires supérieurs au SMIC.
- Fin de mission : en intérim, au moins 10 % de la rémunération brute totale, selon Service-Public.
- Congés payés : une indemnité compensatrice en principe au moins égale à 10 %.
- CDD saisonnier : aucune indemnité de fin de contrat en principe, sauf disposition conventionnelle plus favorable.
Examiner le devis et la garantie financière
Un devis clair est votre meilleure protection. Pour vos intérimaires roumains, il doit détailler :
- Rémunération : salaires et indemnités dus aux travailleurs.
- Frais de déplacement : voyage et trajets quotidiens.
- Frais de logement : hébergement pendant la mission.
- Responsabilités : répartition en cas d’accident ou de report de récolte.
Une entreprise de travail temporaire étrangère doit disposer d’une garantie financière couvrant salaires et indemnités dus aux détachés. Le garant figure dans les documents contractuels, selon le ministère du Travail. Le minimum français atteint 151 445 € en 2026 ; la garantie équivalente d’une entreprise étrangère se vérifie séparément.
Contrôler les justificatifs et les responsabilités
Dès que le contrat atteint 5 000 € HT, demandez l’attestation de vigilance à la signature, puis tous les 6 mois, selon le ministère du Travail et l’Urssaf. La gestion administrative par l’agence ne supprime pas vos vérifications. Inscrivez aussi les intérimaires détachés à votre registre unique du personnel et comptez-les dans vos effectifs selon les règles applicables.
Foire aux questions
Les contrats de détachement de travailleurs agricoles roumains sont-ils renouvelables ?
Oui. Europe-interim indique que ses contrats de détachement pour les exploitations agricoles peuvent être renouvelés tous les 6 mois. Il en va de même pour les vendangeurs, dont les contrats sont renouvelables après 6 mois.
Quels profils roumains sont proposés aux exploitations d’élevage ?
Europe-interim propose notamment des profils de pisciculteurs. Consultez notre page sur le recrutement d’agriculteurs détachés depuis la Roumanie.
Quelles langues parlent les ouvriers agricoles roumains proposés ?
Europe-interim veille à ce que le personnel recruté possède au minimum une compréhension du français.
Quels droits un intérimaire roumain détaché a-t-il sur l’exploitation ?
Selon le ministère du Travail, il bénéficie des droits légaux et conventionnels des salariés comparables de l’entreprise utilisatrice. Cela concerne notamment la durée du travail, la rémunération et l’accès aux équipements collectifs.
Peut-on recruter une équipe complète de vendangeurs roumains ?
Oui. Europe-interim peut constituer une équipe de vendangeurs qualifiés pour la saison, sélectionnés selon vos critères de viticulteur. Notre recrutement de vendangeurs roumains détachés couvre la sélection et les formalités.

